Contributions sur la culture de la paix

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Mise à jour : 14 novembre 2016

Contributions de la société civile :

 

Dominique de Villepin publie, le 9 novembre 2016, ses « Mémoires de paix pour temps de guerre » (Grasset, 660 pages, 24 euros), dans lequel il livre ses réflexions sur les moyens diplomatiques à mettre en œuvre pour favoriser la paix.


« Je crois au devoir de refuser clairement les guerres qui ne font que produire davantage de guerres. En ce matin du 14 février 2003 où je me rends à New York, le dispositif américain et britannique se déploie aux frontières de l’Irak, et l’artillerie, de toute évidence, s’apprête à tonner. (…) Décollage à 10 h 30 de Paris, sous un ciel gris, pour quelques heures de travail, dans ce recueillement solitaire que permettent les moments en suspens, sur mon discours déjà revu avec le président de la République. Tout est bien en place, les arguments techniques que je veux les plus serrés possible, la démonstration que j’espère percutante. Mais à quoi cela servira-t-il si tout est joué d’avance ? L’Amérique n’entendra-t-elle que le ronronnement attendu d’un fils dégénéré de Descartes ou le disciple arrogant et dégingandé de Daladier ?
« Lorsque je prends la parole, un silence de plomb se fait dans la salle. L’émotion qui m’avait étreint jusque-là se dissipe peu à peu. Tout s’apaise en moi pour ne laisser place qu’à l’énoncé du message de la France »

Note de lecture :  « Machiavel ou l’illusion réaliste », de Maurice Bertrand, L’Harmattan 2014

Manifeste en faveur de la Vie, de la Paix, de l'Égalité

 

Chaque jour, selon la FAO, près de 35 000 enfants meurent de faim. C’est un génocide aux proportions démesurées face auquel nous restons impassibles. Parallèlement, les dépenses quotidiennes en armement sont estimées à 2,8 milliards de dollars et les subventions agricoles des Etats-Unis et de l’Union européenne s’élèvent à 800 millions de dollars par jour. Il n’y aurait pas de fonds pour le traitement du SIDA… mais les bénéfices du complexe militaro-industriel belliqueux dictent dans une large mesure les règles de l’économie mondiale. Il devient urgent de procéder à un partage équitable. Il n’existe pas de meilleur bouillon de culture de la radicalisation, de l’antipathie et de l’agressivité que l’humiliation et l’exclusion. Nous ne justifions en aucun cas la violence, mais il convient d’examiner ses origines de près.

Au lieu de renforcer le multilatéralisme et de doter les Nations Unies des moyens et de l'autorité nécessaires à la conception d'un plan de développement mondial tenant compte de l'intérêt de tous, les ressources naturelles de pays de plus en plus pauvres, dont les habitants se voient contraints à émigrer dans des circonstances portant souvent atteinte à leur dignité, ne cessent d'être exploitées. Ce n’est pas avec des votes contraints, une obéissance aveugle et dans un climat de peur que l’on construit et que l’on consolide une véritable démocratie. Ce n’est pas par des guerres de convoitise, l’emploi de la force, des actions belliqueuses ou des invasions dictées par des intérêts économiques et énergétiques – générant une spirale de violence, d’actions et de réactions, d’interventions et de représailles – que l’on peut faire face à de grands défis et aux asymétries de toute sorte qui caractérisent la situation mondiale actuelle.

Les dirigeants ont renoncé à leurs responsabilités politiques en privilégiant les lois du marché au détriment des valeurs universelles. La concentration de la richesse dans les mains de quelques-uns et le creusement des fossés sociaux et économiques en témoignent.

NON À LA PAUVRETÉ ! Il faut exiger aux dirigeants, en élevant nos voix à l'unisson à l’échelle mondiale, que la priorité soit accordée à l’accomplissement des Objectifs du Millénaire. Le moment est venu de faire place à la non résignation et à l’implication personnelle.

Nous insistons, une fois de plus, sur le fait que nous ne justifions ni les attentats ni la violence, quelle que soit leur origine. Nous condamnons tout type de terrorisme : celui des groupuscules et le terrorisme d’État. La torture et le traitement cruel et dégradant, bafouant à maintes reprises le droit international et humanitaire, ont été utilisés.

Il est indispensable que la communauté internationale mette fin à ces actes de barbarie, à ces massacres. Tel que la Charte des Nations Unies le stipule, ce sont les peuples, et eux seuls, qui doivent décider de leur destin. Il nous faut par conséquent absolument réunir tous les peuples du monde pour dire d’une seule voix : ÇA SUFFIT ! NON A LA GUERRE ET À LA VIOLENCE !

Nous avons trop longtemps gardé silence. Le silence n’est plus d’or. Les peuples élèveront leur voix. La guerre est une tragédie pour tout le monde. Il devient urgent de désarmer la raison armée. La capacité de dialogue et d’alliance et l’engagement dans la résolution pacifique de conflits, en favorisant un esprit de rencontre, respectueux des autres, et en veillant jour après jour à l’application des droits de l’homme, sont plus que jamais nécessaires.

Il convient de changer le cours des événements en menant des actions collectives et en encourageant la solidarité entre les peuples. Il est urgent que les intellectuels, les artistes, les éducateurs et les scientifiques, entre autres, sortent de leur torpeur et passent à l’action. C’est seulement de cette manière que leurs écrits et leurs mots deviendront crédibles et pourront contribuer à associer leurs efforts à ceux de beaucoup d’autres personnes en vue de stopper cette folie que constituent la guerre, la confrontation et la violence.

C’est au tour des gens ! Et, plus particulièrement, des jeunes, des hommes et des femmes qui pensent qu’un autre monde est possible. Les institutions et les médias se doivent d’aider les populations du monde entier à abandonner leur place de spectateurs et à prendre pleinement part au dessein du futur. Les dirigeants, les parlementaires, les membres des conseils municipaux, etc., ont un rôle majeur à jouer dans ce tournant historique.

Il est temps également pour les cultures et les religions les plus variées, unies par la solidarité et l’amour du prochain qui leur est inhérent, de se situer en première ligne de la sauvegarde de la dignité humaine.

Il est essentiel que les peuples fassent preuve de résistance sociale, culturelle, politique et spirituelle en se mobilisant, en refusant de prendre part à la violence et à l’injustice et en joignant leurs efforts à ceux d’autres peuples en vue de dénoncer les responsables de cette domination et de cette souffrance touchant l’humanité.

Il faut se dresser, sur le pied de paix, et avancer vers de nouveaux horizons de vie, et non pas de mort. C’est cela l’espoir, malgré tout.

C’est pourquoi, avec le regard tourné vers les générations futures, nous appelons tous ceux qui se sentent également concernés à manifester de façon pacifique, par tous les moyens à leur portée, en personne ou virtuellement, leur soutien à la paix :

NON À LA GUERRE ET À LA VIOLENCE !

OUI À LA PAIX ET À LA JUSTICE !

Pendant 24 heures, nous nous ferons entendre de par le monde, de vive voix ou à travers les médias, les jours 10 et 11 de décembre de 2006, à l’occasion de la commémoration de la Déclaration Universelle de Droits de l’Homme.

Si nous progressons pas à pas, la « mondialisation de la conscience » et l’indépendance réelle des peuples pourront bientôt devenir réalité.

 

 

Premiers adhérés:

Adolfo Pérez Esquivel - Nobel de la Paix, L'Argentine

Mario Soares - Ex président du Portugal

Federico Mayor Zaragoza - Président de la Fundación Cultura de Paz, L'Espagne

Pere Casaldàliga - Évêque, Le Brésil

Danielle Mitterrand - Presidenta France Libertés, La France

François Houtart - Théologien, La Belgique

Montserrat Ponsa - Journaliste, Catalogne, L'Espagne

Luís Eduardo Aute - Cantautor, L'Espagne

Arcadi Oliveras - Presidente Justicia i Pau, Catalogne, L'Espagne

Ernesto Cardenal - Théologien, Le Nicaragua

Marilia Guimaraes - Presidente Comité Défense de l'Humanité, Le Brésil

Handel Guayasamín - Architecte, Équateur

Silvio Rodríguez - Cantautor, Le Cuba

James Cockcroft - Auteur, Les USA

Eliseu Climent, Valence, L'Espagne

José Enrique González Ruiz, Le Mexique

Giovanni Parapini, Journaliste, Rome

Marianna Masciolini, Communication, Rome

María Novo - Auteur et consultant en matière de l'UNESCO pour des problèmes de l'environnement

Betty Williams - Nobel de la Paix, L'Irlande

Joan Saura - Ministre de Generalitat de la Catalogne, L'Espagne

 

 

 

La méthode "Formation vers le pacifique" :

C'est une démarche, initiée au Québec,  en 4 temps :

- Trouver les moyens de se calmer, d'apaiser,

- Trouver les moyens de communiquer

- S'il y a conflit, il faut ensemble proposer des idées pour en sortir

- Se mettre d'accord sur des solutions.

C'est en mai 1998 que le Centre Mariebourg lance officiellement son programme de résolution de conflits et de médiation par les pairs. Après seulement une année d'existence, Vers le pacifique était présent dans plus de 90 écoles au Québec, ce qui représentait plus de 24 000 jeunes formés à la résolution de conflits et plus de 730 médiateurs. Devant un tel engouement, et convaincus que l'enseignement de la résolution de conflits et de la médiation par les pairs constitue une approche efficace pour la prévention de la violence, nous avons créé le Centre International de Résolution de Conflits et de Médiation (C.I.R.C.M.). Sept ans plus tard, le succès du programme Vers le pacifique est incontestable : 930 écoles à travers le Québec ont maintenant implanté le programme, ce qui représente plus de 229 800 élèves formés à la résolution de conflits et plus de 5 500 médiateurs.

  • Promouvoir la résolution de conflits et la médiation comme moyens efficaces pour prévenir la violence.
  • Encourager les communautés à utiliser la médiation comme méthode de résolution de conflits.
  • Inclure la dimension de recherche afin d'évaluer les impacts de l'implantation, de l'enseignement de la résolution de conflits et de la médiation sur les milieux et les individus.
  • Enseigner la résolution de conflits en milieux scolaires et dans la communauté.
  • Développer des guides pédagogiques pour l'enseignement de la résolution de conflits et de la médiation dans les milieux scolaires.
  • Créer, en partenariat avec d'autres organismes, un réseau québécois et canadien afin de supporter le développement de la résolution de conflits et de la médiation.

 

Pour en savoir plus : http://www.circm.com/ 

 

 

Un livre de Arielle Denis,

"Mondialiser la paix"Éditions la Dispute, Paris, 2001 - ISBN 2-84303-043-9

Un livre de Daniel Durand :

"Irak, qui a gagné ?"

Un livre de Patrick Simon,

"Itinéraire d'un pacifiste dans les Balkans", Éditions Fondation Fleur de Lys, 2005

Un livre de Patrick Simon,

"Petit dictionnaire de la tolérance et de la citoyenneté", Éditions Lacour, 1999

 

Un ouvrage disponible auprès du Comité pour les conférences internationales d'éducation à la paix (CPCIEP) : "La culture de la paix"
13, allée Maximilien Robespierre
92 290 CHATENAY MALABRY
Tél. et Fax : +33 (0)1 46 30 61 26
Un livre de Albert Jacquard : Nouvelle petite philosophie, Éditions Stock, 2005

 

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