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Actualité

L'actualité des droits humains à la paix, du désarmement et de la culture de la paix.

L’Organisation des Nations Unies est résolue à renforcer la tolérance en encourageant la compréhension mutuelle entre les cultures et les peuples. Cet impératif est au cœur de la Charte des Nations Unies ainsi que de la Déclaration universelle des droits de l’homme et est plus importante que jamais dans cette ère d'extrémisme violent et de radicalisme caractérisé par un mépris fondamental de la vie humaine.

Note de lecture : « Machiavel ou l’illusion réaliste », Maurice Bertrand, L’Harmattan 2014

Les nouveaux défis de la guerre et de la paix (Jacques Le Dauphin - décembre 2013)

Prochaines rencontres  auxquelles l'IDRP participent en 2013 :
  • Forum social mondial, à Tunis, 26 au 30 mars (Tunisie) : voir sur le site du forum
  • Dans le cadre du Forum social étendu «  abolir l’arme nucléaire », 9 mars : Forum social thématique - Cité des associations, 93 la Canebière, à Marseille, France)

Hommage à Jean Ridoux, militant actif et courageux durant le XXe siècle

 

Un hommage a été rendu le 21 mars 2012 à la mairie du XIIIe, son arrondissement d’adoption. En présence du maire, Jérôme Goumet, plusieurs intervenants prirent la parole, nous publions ci-dessous quelques extraits de celle de Roger Billé qui fut l’un de ses amis proches.

            « En 1940, Jean a 17 ans, il est apprenti électricien et rencontre fortuitement Raymond Losserand, qui est un vieux copain de son père et qu’il connaît bien. Raymond Losserand est déjà engagé dans la résistance qui se met en place, les FTP, il connaît aussi très bien Jean.

Raymond lui donne le nom et le moyen de contact d’un jeune adhérent aux Jeunesse patriotiques (c’est le nom d’alors des JC). Jean contacte donc ce jeune et milite activement . En 1941, un an après, Jean est devenu un des trois secrétaires responsables dans la région parisienne des Jeunesses patriotiques.

Grâce à son engagement dès 1938, dans l’association des Auberges de Jeunesse, dirigée par Marc Sangnier, chrétien progressiste, de gauche mais sans engagement politique marqué. Jean renoue avec cette organisation. Il parte avec les jeunes des AJ. Ils sont sympathiques et souvent «  de vrais efficace ! A la mi- 1942, il devient membre du Comité Directeur des Auberges de Jeunesse, en est élu progressistes ». Jean comprend très bien que cette association peut lui procurer une couverture secrétaire à la propagande. Il ne coupe portant pas les ponts avec les JC où il milite activement et est toujours un de ses trois secrétaires, responsable pour la région parisienne, lui-même est responsable de la zone sud.

Un peu plus tard, notamment sous son autorité, les Auberges de Jeunesse développent un réseau d’aide aux jeunes réfractaires au STO ( servie du travail obligatoire), en les convainquant de participer à la lutte contre l’envahisseur nazi, en les aidant pratiquement à rejoindre le maquis pour certains, ou bien en les aidant à gagner un peu de liberté en les faisant passer en zone sud, pas encore occupée par les troupes nazies ».

Après une vie active dans la résistance à l’occupation nazie, Jean et son frère Bernard sont arrêtés par la police française le 17 octobre 1943 ( trois jours après les 20 ans de Jean), et incarcérés à la prison de la Santé.

            « Dès leur incarcération, la police mène l’enquête et envoie naturellement deux inspecteur à l’adresse des parents Ridoux. Là la police trouve un monsieur, grand blessé de la guerre 14/18 qui est totalement aveugle. Naturellement les inspecteurs sont fort ennuyés par ces conditions, ils font leur rapport pour leur hiérarchie policière et une copie pour le juge d’instruction qui sévit à la prison de la Santé. Dans ce rapport se ressent tout à fait la gène ressentie avec Mr Ridoux père. Le magistrat, ne connaît pas personnellement le monsieur Ridoux en question, mais s’aperçoit que ce dernier faisait parti du même régiment ou lui-même était officier. Une sympathie s’établit donc entre le magistrat instructeur et les frères Ridoux et le juge va faire traîner les choses. Avec la complicité implicite de ce magistrat, certainement pas très germanophile, la police allemande n’a rien su de ce dossier très, très long à instruire.

Les deux frères se retrouvent libres dès la mi-août 1944. Le soulèvement de Paris a débuté quelques jours auparavant.

            «  Sur ces entrefaites, survient un personnage emblématique de la Résistance Française. Le « Colonel Fabien », ( Pierre Georges), héros des Brigades internationales pendant la guerre d’Espagne où il était lieutenant. Il a exercé de hautes fonctions dans la Résistance et il a été le premier à exécuter, de sang froid, un officier allemand, ai métro Barbès en 1941. Il a connu Jean Ridoux dans les premières années de la Résistance ; et sait qu’il est un jeune de confiance, intelligent et organisé. Dès sa libération de prison, Jean sait où trouver Fabien, à son PC qui est dans le XIIIe arrondissement. Jean retrouve donc Fabien qui est devenu le « Colonel Fabien », chef des « Bataillons de la Jeunesse » et lui-même Jean, responsable de la résistance en zone sud y connaît beaucoup de monde, notamment des jeunes du XIIIe qu’il va contacter, convaincre et avec qui il va former un nouveau bataillon de la jeunesse pour continuer à combattre le régime nazi.

Jean Ridoux rejoint donc Fabien et sa « colonne » avec le grade de capitaine. Il est membre de son Etat Major ainsi que son porte-drapeau. Mais aux environs de Noël 1944, le 27 décembre, Fabien meurt tragiquement, tué par une mine allemande.

La « Colonne Fabien » est alors incorporée dans l’Armée de De Lattre de Tassigny avec le titre de 151 ème Régiment d’Infanterie. Mais devenu un régiment officiel de l’Armée française, le 151 doit se soumettre à la loi française. Tous ses membres doivent souscrire un engagement da  ns l’armée et les officiers et sous-officiers demander leur intégration à l’Etat Major. Ce que fait Jean Ridoux et qui se traduira au Journal Officiel de la République par décret stipulant que Jean Ridoux est nommé capitaine au 151 ème RI.

Ainsi le 15-1 franchira le Rhin sur le front continuera la campagne pour défaire l’Allemagne nazie jusqu’à Sigmaringen ou le 15-1 est alors désigné pour occuper cette ville. Ainsi prendra fin un peu plus tard, au cours de 1945 la campagne d’Allemagne de Jean Ridoux.

 

Revenus à l’activité civile, Jean deviendra ingénieur et son frère Bernard, médecin psychiatre.

Voici donc, mesdames et messieurs , ces quelques anecdotes qui nous ont semblées emblématiques du courage et de l’intelligence qu’ont déployés les frères Ridoux pour contribuer à libérer – avec bien d’autres évidemment- notre pays du joug nazi.

Roger Billé

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Quinzaine de la paix 2012 en Seine Saint-Denis

Depuis 2006, le département de Seine Saint-Denis organise des événements autour du 21 septembre : journée internationale pour la paix. 13 associations sont à l’initiative de différentes manifestations. Partenaire du Conseil général 93, l’I.D.R.P. développe dans ce cadre des conférences-débats les plus diverses.